Un beau visuel à l'écran ne garantit pas une belle impression. Entre le moment où vous validez votre maquette et celui où elle sort de nos machines, plusieurs détails techniques peuvent tout changer : une couleur qui ternit, un liseré blanc qui apparaît, un texte qui se transforme. Voici, étape par étape, comment préparer un fichier vraiment prêt à imprimer — les mêmes points que nous vérifions gratuitement pour chaque client à Marseille.
C'est l'erreur la plus fréquente. Votre écran affiche les couleurs en RVB (Rouge, Vert, Bleu) — un mélange de lumière. Une imprimerie, elle, dépose des encres : on travaille en CMJN (Cyan, Magenta, Jaune, Noir). Certaines couleurs très vives qui existent en RVB — un bleu électrique, un vert fluo — n'ont tout simplement pas d'équivalent en encre. Elles sont alors converties automatiquement… et ternissent.
La solution : configurez votre document en mode CMJN dès le départ dans votre logiciel (Photoshop, Illustrator, InDesign, Canva Pro). Vous verrez à l'écran un rendu bien plus proche du résultat final, sans mauvaise surprise.
Le bord perdu est une marge supplémentaire de 3 à 5 mm tout autour de votre document, dans laquelle le fond (couleur, photo, motif) se prolonge au-delà du format final. Pourquoi ? Parce que la découpe au massicot n'est jamais précise au dixième de millimètre. Sans cette marge, le moindre décalage laisse apparaître un fin liseré blanc sur le bord. Avec elle, la couleur va jusqu'au bord, proprement.
Dans le même esprit, gardez vos éléments importants (texte, logo) à au moins 3-5 mm à l'intérieur du bord de coupe — c'est la « zone de sécurité ». Rien d'essentiel ne doit frôler le bord.
Vous avez utilisé une jolie typographie ? Si nous ne l'avons pas installée sur nos postes, elle sera remplacée par une autre à l'ouverture du fichier — et votre mise en page se décale. Pour éviter ça, vectorisez vos textes (dans Illustrator : Texte > Vectoriser ; on parle aussi de « convertir en courbes »). Vos lettres deviennent des formes : elles s'afficheront exactement comme vous les avez dessinées, sur n'importe quel poste.
Si vous envoyez un PDF, l'option « incorporer les polices » à l'export règle aussi le problème dans la plupart des cas.
La résolution se mesure en DPI (points par pouce). Pour une impression nette à tenir en main — carte, flyer, brochure — visez 300 DPI à la taille réelle. En dessous (une image récupérée sur le web est souvent à 72 DPI), le rendu sera flou ou pixelisé.
| Support | Résolution conseillée |
|---|---|
| Carte de visite, flyer, brochure | 300 DPI |
| Affiche A2 / A1 (vue de près) | 150-300 DPI |
| Bâche, panneau grand format (vue de loin) | 72-150 DPI |
Le format roi reste le PDF haute résolution, idéalement aux normes PDF/X-1a ou PDF/X-4 : il fige les polices, les couleurs et la mise en page, et intègre nativement le bord perdu et les traits de coupe. C'est le format que nous préférons recevoir.
À Marseille Imprimerie, chaque fichier passe par un contrôle technique offert avant impression : bord perdu, CMJN, vectorisation des polices. Pas de bot, pas de plateforme — vous parlez à la personne qui imprime votre commande, au 27 avenue Pasteur.
👉 Demandez un devis personnalisé sous 4h ou passez nous voir à l'atelier (13007 Marseille).
Le PDF haute résolution (PDF/X-1a ou PDF/X-4) est l'idéal. À défaut, un AI, un INDD ou un PNG/JPEG à 300 DPI peut convenir selon le support.
Une marge de 3 à 5 mm ajoutée tout autour du document, dans laquelle le fond se prolonge, pour éviter les liserés blancs après découpe.
Parce que votre écran est en RVB et l'impression en CMJN. Travaillez directement en CMJN pour un rendu fidèle.
Oui, c'est gratuit chez nous : nous contrôlons bord perdu, CMJN et polices avant tout lancement.
Maintenant que votre fichier est prêt, choisissez le bon support : découvrez nos cartes de visite professionnelles, nos flyers et dépliants ou nos affiches grand format. Et si vous lancez votre image de marque, lisez notre guide pour bien choisir le papier et les finitions de votre carte de visite.