Un bon fichier, c’est une impression réussie du premier coup. Voici l’essentiel — et si un doute subsiste, on vérifie votre fichier gratuitement avant de lancer les machines.
Entre la maquette que vous validez à l’écran et la feuille qui sort des machines, quelques détails techniques peuvent tout changer : une couleur qui ternit, un liseré blanc sur le bord, un texte qui se décale.
🔍 Contrôle de fichier offert · Atelier au 27 av. Pasteur, Marseille
Le PDF est idéal : il fige votre mise en page et vos polices. On accepte aussi :
Évitez Word, PowerPoint ou Publisher : ils se déforment d’un ordinateur à l’autre.
À l’export, visez les normes PDF/X-1a ou PDF/X-4 : elles figent les polices et les couleurs, et embarquent le fond perdu et les traits de coupe.
AI et EPS conviennent si les polices sont vectorisées et les images liées fournies. Un fichier InDesign (.indd) ne s’ouvre pas chez nous : exportez-le en PDF.
PNG et JPEG passent en 300 DPI pour un visuel simple, mais ils ne gèrent pas finement le fond perdu.
Une image nette à l’écran peut être floue une fois imprimée. La règle : plus on regarde de près, plus il faut de résolution.
• Petit format (cartes, flyers, affiches A3) : 300 DPI
• Grand format (affiches, banderoles) : ~150 DPI
• Très grand format (kakémonos, roll-up) : 72–100 DPI
Astuce : partez d’une image de bonne qualité, jamais d’une image récupérée sur internet ou les réseaux (trop basse définition).
DPI = points par pouce, comptés à la taille finale : une image de 300 DPI agrandie deux fois n’en vaut plus que 150.
Une image récupérée sur le web plafonne souvent à 72 DPI : à l’impression, elle rend flou ou pixelisé.
Si votre visuel va jusqu’au bord, prolongez-le de 3 mm tout autour (le fond perdu) : ça évite les liserés blancs après la découpe.
Pourquoi 3 mm ? Parce que la coupe au massicot n’est jamais précise au dixième de millimètre. Sans cette marge, le moindre décalage laisse un liseré blanc sur le bord.
À l’inverse, gardez vos textes et éléments importants à 3–5 mm du bord (la zone de sécurité) : la découpe a une légère tolérance.
Votre écran affiche en RVB (lumière), l’impression se fait en CMJN (encres). Pour éviter les surprises — un bleu qui vire, un rose qui s’éteint — préparez votre fichier en CMJN.
Certaines couleurs très vives n’existent qu’en RVB : un bleu électrique, un vert fluo. Aucune encre ne les reproduit — elles sont converties d’office, et ternissent. Passer en CMJN dès le départ vous montre à l’écran ce qui sortira vraiment.
RVB = Rouge, Vert, Bleu, un mélange de lumière. CMJN = Cyan, Magenta, Jaune, Noir, les quatre encres. Le réglage se fait à la création du document, dans Photoshop, Illustrator, InDesign ou Canva Pro. C’est l’oubli le plus fréquent.
💡 Sur un grand aplat, le noir seul à 100 % paraît délavé. Préférez un noir riche : C40 M30 J30 N100.
Vous ne savez pas convertir ? Dites-le nous, on s’en occupe.
Pour que votre texte s’imprime exactement comme vous l’avez conçu, vectorisez vos polices (transformez-les en tracés) ou intégrez-les au PDF.
Sans ça, une police manquante peut être remplacée par une autre à l’impression.
Dans Illustrator : Texte > Vectoriser — on dit aussi « convertir en courbes ». Vos lettres deviennent des formes, et s’affichent partout à l’identique.
Une typographie que nous n’avons pas sur nos postes est remplacée à l’ouverture du fichier — et toute la mise en page se décale.
À l’export PDF, cocher « incorporer les polices » règle le problème dans la plupart des cas.
Créez votre document à la taille finale (par exemple 85 × 55 mm pour une carte de visite), fond perdu compris.
Un fichier à la bonne dimension = pas de déformation ni de mauvaise surprise.
Pour un dépliant, pensez aussi à l’emplacement des plis : un texte à cheval sur une pliure devient illisible.
Appelez-nous ou passez à l’atelier — 27 avenue Pasteur, 13007 Marseille.
Vous n’avez pas encore de fichier ? On peut aussi le créer pour vous.
Le point de détail :
Votre fichier est prêt ? Choisissez le support :