C'est la mauvaise surprise la plus courante de l'atelier : un visuel superbe à l'écran, flou une fois sur le papier. En cause, presque toujours, la résolution DPI de l'image — trop faible pour le format demandé. La bonne nouvelle, c'est que la règle tient en deux phrases et qu'on peut vérifier son fichier en dix secondes. Voici ce que signifie vraiment un DPI, combien il en faut selon le support, et comment repérer une image trop petite avant de lancer l'impression.
DPI signifie dots per inch, points par pouce — « PPP » en français. C'est le nombre de points d'encre déposés sur un pouce de papier, soit 2,54 cm. Plus il y a de points sur cette même distance, plus les détails sont fins et les contours nets.
Le point important, et celui qu'on oublie systématiquement : le DPI n'est pas une propriété de l'image, c'est un rapport entre ses pixels et sa taille imprimée. Une photo de 3 000 pixels de large n'a pas « une résolution ». Elle a 300 DPI si vous l'imprimez sur 25 cm, 150 DPI si vous l'étirez sur 50 cm, et 1 200 DPI si vous la réduisez à la taille d'un timbre. C'est vous qui décidez, en choisissant le format final.
D'où la seule formule utile : largeur en pixels ÷ largeur en pouces = DPI. Une image de 2 480 pixels imprimée sur 21 cm (8,27 pouces, soit un A4) donne bien 300 DPI.
Il n'existe pas un chiffre unique. La bonne résolution dépend d'un seul paramètre : la distance de lecture. Un document tenu en main est scruté à trente centimètres, l'œil y voit tout ; une bâche est lue à vingt mètres, où le même défaut devient invisible.
| Support | Distance de lecture | Résolution conseillée |
|---|---|---|
| Carte de visite, flyer, brochure, faire-part | 30 cm, en main | 300 DPI |
| Affiche A3–A2, menu, chevalet | 50 cm à 1 m | 200 à 300 DPI |
| Affiche A1–A0, roll-up, kakémono | 1 à 3 m | 120 à 150 DPI |
| Bâche, banderole, panneau de chantier | 5 m et plus | 72 à 100 DPI |
Autrement dit : plus le support est grand, moins il faut de résolution. C'est contre-intuitif, et pourtant c'est la règle de base du grand format. Inutile de préparer une bâche de quatre mètres à 300 DPI : le fichier ferait plusieurs gigaoctets pour un résultat visuellement identique.
Rien de plus. L'œil humain ne distingue pas la différence entre 300 et 600 DPI sur un document tenu en main, et nos presses ne restituent pas ce surplus. Un fichier trop lourd ralentit simplement le traitement et la validation. La seule exception concerne certains travaux de reproduction très fins (photographie d'art, fac-similé), où l'on peut monter à 400 ou 600 DPI — cela se décide au cas par cas, en atelier.
Une image du web est optimisée pour s'afficher vite, pas pour être imprimée. Elle fait souvent 800 à 1 500 pixels de large : à 300 DPI, cela représente 7 à 12 cm de papier, pas davantage. Étirée sur un A4, elle devient molle ; sur une affiche, elle se pixellise franchement. S'ajoutent deux problèmes : la compression JPEG, qui laisse des artefacts visibles dans les aplats et autour des textes, et le mode colorimétrique RVB de l'écran, qui n'est pas le CMJN de l'impression.
Même chose pour un logo récupéré sur un site ou dans une signature d'e-mail : c'est presque toujours un PNG basse définition. Demandez toujours la version vectorielle à votre graphiste (fichier AI, EPS, SVG ou PDF vectoriel). Un logo vectoriel n'a pas de résolution du tout : il reste parfaitement net d'une carte de visite à une façade.
Et si un doute subsiste, envoyez-nous le fichier : notre contrôle de fichier est gratuit et systématique. On vérifie la définition, le mode colorimétrique, le bord perdu et les polices avant de lancer quoi que ce soit — et on vous prévient avant l'impression, pas après.
Envoyez-nous votre visuel : on contrôle la résolution, les couleurs et les marges, et on vous dit franchement si le format demandé passe ou non. Atelier au 27 avenue Pasteur, 13007 Marseille — impression sur place, retrait en 24h.
👉 Demandez votre devis ou appelez le 06 83 87 48 55.
300 DPI à la taille finale pour tout ce qui se tient en main (carte de visite, flyer, brochure), 150 DPI pour une affiche regardée à un ou deux mètres, 72 DPI pour une bâche vue depuis la rue. Au-delà de 300 DPI, le gain n'est pas visible.
Pas réellement. Passer de 72 à 300 DPI dans un logiciel ne crée aucun détail : les pixels sont inventés par calcul, ce qui donne une image molle ou baveuse. Les agrandissements par IA rattrapent un manque léger, jamais un vrai déficit. Mieux vaut repartir du fichier d'origine ou du logo vectoriel.
Parce qu'elle est allégée pour le web : souvent 800 à 1 500 pixels de large, soit quelques centimètres seulement à 300 DPI, compressée en JPEG et affichée en RVB. D'où les contours flous et les couleurs décalées. Demandez le fichier haute définition à sa source.
Divisez la largeur en pixels par la largeur voulue en pouces (1 pouce = 2,54 cm), ou plus simplement par 120 pour obtenir des centimètres à 300 DPI. Affichez ensuite le fichier à 100 % : le rendu écran à cette échelle annonce le rendu papier.
Appliquez ces réglages à vos cartes de visite et votre carterie, à vos flyers & dépliants ou à vos affiches & grand format, où la question de la définition se pose différemment selon la taille. Pour aller au bout de la préparation, relisez notre guide sur le bord perdu et notre explication du CMJN face au RVB — les trois réglages qui font 90 % des fichiers propres.